Accueil  > Chroniques historiques du Livradois-Forez  > La mort d'un poilu de Grandrif

La mort d'un poilu de Grandrif - C. Gallon

Le dimanche 2 août 1914, le journal « Le Moniteur du Puy-de-Dôme », dans son numéro 214, annonce comme les autres médias de l'époque, la mobilisation générale. Quatre longues années plus tard, on dénombrera plus de huit millions de morts dont 1,4 million pour la France. A ceux-là, il faudra rajouter les gueules cassées, les gazés, les combattants diagnostiqués fous (environ 1%) et les 600 « fusillés pour l'exemple » pour mutilations volontaires, désobéissance*, mutinerie ou désertion (ils attendent un siècle plus tard une réhabilitation éventuelle sur laquelle se penche le gouvernement).

-----------------------------
* L'histoire du pantalon rouge

Voici un exemple d'une exécution absurde et inhumaine, celle du soldat L. Bersot enrôlé en 1914, mais qui faute de pantalon de laine rouge (pantalon officiel du soldat jusqu'en 1915), se voit attribuer un pantalon de toile blanche. Ayant très froid, il avait demandé à son officier un uniforme réglementaire. Ce dernier lui ordonna de prendre le pantalon d'un mort ce que le soldat refusa. L'officier l'envoya comparaître devant le conseil de guerre et il fut condamné à mort pour désobéissance !